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L’homme augmenté au cœur du dernier Cahier de veille

Le Cahier de veille de juin dernier fait le point sur  la thématique de l’’Homme augmenté : notre Humanité en quête de sens et met en avant des travaux des écoles de l’Institut Mines-Télécom en intelligence artificielle, en robotique, en santé, en interface homme-machine, mais également des réflexions de fond en éthique, en sociologie, en philosophie, en économie ou en droit.

homme_augmenteLe Cahier de veille propose une clarification documentée des termes d’Homme réparé, augmenté, amélioré, connecté, hybridé, instrumenté… et plus généralement du transhumanisme et du posthumanisme. La question du rapport au corps, et à la santé permet de comprendre les différentes voies possibles vers l’augmentation de l’Homme, et les raisons qui peuvent y pousser. Les technosciences à l’origine de ces ouvertures sont présentées, notamment celles qui, comme les sciences cognitives, la robotique ou la réalité augmentée sont traitées au sein de l’Institut Mines-Télécom. Reposant sur des valeurs maîtrisées, acceptables et partagées collectivement, une voie vers un transhumanisme positif est démontrée, capable de relever les défis techniques, économiques, juridiques et éthiques qui se présentent déjà, un chemin qui renforcera l’humanité dans ce qui la caractérise au-delà de la machine.

La physique computationnelle

À Télécom Bretagne, Francesco Andriulli mène une recherche transdisciplinaire, l’électromagnétisme computationnel, qui relève de la physique et des mathématiques appliquées, de l’ingénierie avancée et du calcul à haute performance. Au sein de son laboratoire, le TeleComPhysLab for Brain Research Applications, il s’intéresse au cerveau, « un milieu très compliqué pour qui veut comprendre les interactions électromagnétiques qui s’y déroulent ». Il mesure l’activité du cerveau à l’aide de 256 capteurs haute densité : c’est l’électroencéphalographie. Les mesures sont faites à la surface du volume du cerveau et les mathématiques permettent de passer de la surface au volume. Des algorithmes nouveaux sont nécessaires pour traiter les données acquises, et c’est l’une des expertises qui font la différence de cette équipe. Faut-il craindre la perte de l’humanité ? « Aujourd’hui la robotisation transforme très profondément notre façon de vivre, comme en son temps l’a fait l’imprimerie, ou la fourchette…» , rappelle Bernard Stiegler dans une série d’interviews pour Arte début 2015.

Les agents conversationnels animés

À Télécom ParisTech, Catherine Pelachaud travaille depuis plusieurs années à rendre la machine plus humaine… Les machines, même si elles font partie intégrante de notre quotidien, ne sont pas toujours accessibles et aisées à manipuler. Quand les humains échangent entre eux, ils utilisent toute une gamme de codes comme des hochements de tête, des intonations, des expressions du visage qui sont loin d’être insignifiants dans la conversation. « Développer un agent conversationnel animé, c’est modéliser cette communication » , explique la chercheuse qui travaille à construire un agent virtuel autonome, capable de communiquer verbalement et non verbalement. Ces recherches permettront un jour de communiquer naturellement avec un robot ou un être virtuel autonome.

Robots de métal & robots algorithmiques

Aujourd’hui, les robots ne sont pas seulement des robots de métal. Il a été question ces derniers mois de robots capables de créativité, rédigeant des livres, ou des milliers d’articles de presse lors de résultats d’élections. Parmi les domaines d’application, on trouve celui de la santé. Le robot anthropomorphe devient le compagnon idéal pour les personnes dépendantes, sa force lui permettant également de pallier les difficultés pour se mouvoir. De son côté, le robot algorithmique, fort de l’accès aux bases de connaissances médicales et aux capteurs implantés sur et dans le corps des patients, et prolongé par le robot physique dans la salle d’opération ou l’extension physique sur le corps, va tout simplement remplacer les médecins en l’espace de quelques années.

Les premiers robots qui coopèrent ainsi au bien-être de l’humain lui apportent aujourd’hui une aide sensorimotrice, soit en remplaçant le membre déficient, soit en portant le corps malade. Mais ils s’adressent de plus en plus aux besoins de communication des êtres humains, en reconnaissant les tons de voix, entendus ou à employer, ou les limites de proximité physique tolérables. En devant s’adapter aux capacités cognitives des patients, le robot va peu à peu apprendre à modifier son comportement en fonction de son interlocuteur, identifier les émotions, et finir par en éprouver pour affiner ses rapports avec l’humain.

Une conférence 

Suite à la parution du Cahier de veille sur le thème de l’Homme augmenté, la Fondation Télécom organise le jeudi 1er octobre une conférence pour explorer cette thématique et échanger sur ses enjeux.  La conférence se propose de répondre à quelques questions : l’Homme augmenté va-t-il modifier la vie telle que nous la connaissons ? De l’exploration spatiale à la réalité altérée, quelles sont les applications contemporaines de l’augmentation de l’Homme ? L’Homme augmenté est-il acceptable ?… Parmi les intervenants :

  • Grégory Maubon, consultant en réalité augmentée & usages numériques ;
  • Brigitte Munier, docteur en Sciences Sociales, Télécom ParisTech ;
  • Florence Porcel, chroniqueuse passionnée de sciences et d’exploration spatiale, candidate au projet Mars One.
Source : Ce texte est un extrait du Cahier de veille de la Fondation Télécom, intitulé “L’Homme augmenté : notre Humanité en quête de sens”, rédigé par Aymeric Poulain Maubant avec la contribution des chercheurs des écoles de l’Institut Mines-Télécom.
+ d’infos : Télécharger le cahier de veille de la Fondation Télécom.
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