Stéphanie TILLEMENT

Position

Enseignant chercheur

Campus

Nantes

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Anne Colard
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Campus de Nantes
La Chantrerie
4 rue Alfred Kastler
BP 20722
44307 Nantes Cedex 3
Biography

 

Stéphanie Tillement is Associate Professor in Sociology at IMT Atlantique (Social Sciences & Management Department) and researcher at LEMNA. She coordinates the scientific thematic "Safety" of the research department topic "Nuclear and Society". She coordinates with Benoit Journé the ANR project AGORAS, funded by "Investissement d'Avenir" and lead the scientifc "Management of complex projects and safety" of the RESOH Chair.

Her research interest are centered on management on complex projects, collective construction of safety in distributed work context and organizational reliability and resilience. She develops a pragmatist and interactionnist sociological approach, with a central attention to symbolic and socio-material dimensions and to long-term temporal dynamics.

Recently, her research projects led her to a greater interest for "nuclear worlds" and its activities (maintenance, design, dismantling) and for decision-making and innnovation processes related to future nuclear installations and their place in the future energetic mix.

She provides teaching in the field of decision-making, risk and crises management, organizational reliability and project management. She contributes actively to innovation in the field of pedagogy, and developed notably the mini-serious game Sprintfield (https://www.innovation-pedagogique.fr/article1479.html)

  • Chaire RESOH (2012 - )

Stéphanie Tillement participe activement à la chaire RESOH depuis 2012 à travers le pilotage de la thématique de recherche relative à la gestion de projets complexes dans un contexte de co- et sous-traitance. Elle étudie plus particulièrement des projets de maintenance, et un projet de construction (le futur SNLE).

Elle vise à mieux comprendre comment se construit une performance industrielle sûre au sein de ces projets, et le rôle des objets dans cette construction. Elle analyse notamment le rôle de l'objet planning, et de l'activité de planification, pour mieux comprendre les conditions organisationnelles et professionnelles permettant de faire face aux défis des projets complexes et à risques: la singularité des situations de travail, et leur distribution.

  • Projet ANR AGORAS (www.projetagoras.fr) (2014-2019)

Elle coordonne (avec B. Journé) le projet ANR AGORAS (Amélioration de la Gouvernance des Organisations et des Réseaux d'Acteurs pour la Sûreté nucléaire), qui repose sur un consortium rassemblant l'IMT Atlantique, le CGS (Ecole des Mines de Paris), le CSO (Sciences Po Paris), l'IRSN, et AREVA. Dans un contexte Post-Fukushima, il vise à interroger le lien entre les relations inter-organisationnelles et la sûreté. Il s'intéresse à la manière dont se construisent et évoluent les équilibres institutionnels impliquant les exploitants, leurs sous-traitants et partenaire mais également les autorités de sûreté et les instituts publics d’expertise, dans un contexte post Fukushima où la société civile tend à jouer un rôle croissant.

Il s'organise autour de deux volets (comprenant chacun 3 actions de recherche) : (1) l’analyse et l’amélioration de l’intégration de la sûreté dans les processus inter-organisationnels de conception des réacteurs et des sites nucléaires ; (2) l’analyse et l’amélioration des relations inter-organisationnelles lors des situations de gestion de crise et post-accidentelle.

Elle pilote l'action 3 portant sur la prise en compte de la sûreté dans les processus de conception des réacteurs du futur (au prisme du cas du réacteur ASTRID).

  • Projet PrISE (2016-2017)

Elle coordonne actuellement le projet PrISE (Projet de recherche Interdisciplinaire sur les Scénarios Electronucléaires), rassemblant des chercheurs en sociologie, gestion et physique de l'IMT Atlantique, Université de Nantes, IPNO et LPSC.

A travers une approche multi-disciplinaire, ce projet vise à mieux comprendre le rôle des scénarios (et en particulier les scénarios électronucléaires) dans les décisions scientifiques, technologiques et politiques relatives au nucléaire du futur. Pour ce faire, il s'appuie sur une méthodologie originale basée sur l'organisation de focus-groups visant à produire des connaissances à travers la mise en dialogue de représentants des mondes politiques, industriels et académiques, tous  impliqués (plus ou moins directement) dans la scénarisation et / ou les décisions relatives au nucléaire du futur.

Stéphanie Tillement encadre actuellement 3 thèses.

La première est menée dans le cadre de la chaire RESOH et propose une approche pragmatiste de la gouvernance des risques nucléaires (et plus particulièrement du dialogue technique). Elle sera soutenue le 13 Septembre 2017.

Deux autres thèses sont en cours dans le cadre du projet ANR AGORAS : l'une porte sur la gestion de l'ignorance dans le cadre d'un projet de conception d'un réacteur du futur, et l'autre sur la gestion post-accidentelle.

Stéphanie Tillement dispense des enseignements aux élèves-ingénieurs (2ème et 3ème année) et au sein du master SNEAM (master international).

En lien avec ses activités de recherche, elle propose notamment des modules sur les Facteurs Humains et Organisationnels de la Sûreté (en français et en anglais), et co-pilote l’inter-semestre Nucléaire et Société avec des enseignants-chercheurs du laboratoire Subatech.

Pour rendre plus interactifs les modules FOHS, elle a développé avec des étudiants de l'IMT Atlantique et une conseillère pédagogique un 'mini serious-game' baptisé Sprintfield, basé sur un cas réel et mettant les étudiants en situation de devoir gérer une crise au sein d'une salle de commande d'une centrale nucléaire.

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