Audrey Francisco-Bosson, lauréate de la bourse L'Oréal-Unesco 2018

Précédemment doctorante en physique à IMT Atlantique, Audrey Francisco-Bosson a été récompensée lors de l'édition 2018 du programme national L'Oréal-UNESCO "Pour les Femmes et la Science". La cérémonie s'est déroulée le 8 octobre au Palais de la Découverte. Une bourse de 15 000€ lui a été remise pour financer ses futures recherches.

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Ce programme a été créé en 2007 à partir d'un constat : la sous-représentation des femmes en science. Aux côté de l'UNESCO et de l'Académie des Sciences, la Fondation L'Oréal agît pour faire croître la part des femmes dans la recherche scientifique. Le programme "Pour les Femmes et la Science" a pour but d'encourager de jeunes chercheuses talentueuses à un moment clé de leur carrière et à susciter les vocations scientifiques des plus jeunes. Cette année, le jury, présidé par le Président de l’Académie des sciences, a sélectionné 30 dossiers de doctorantes et post-doctorantes parmi les 891 candidates.

Audrey Francisco-Bosson - crédit photo Fondation L’Oréal / Carl Diner
Crédit photo Fondation L’Oréal / Carl Diner

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Une thèse à SUBATECH

Ancienne élève d’IMT Atlantique, option Systèmes et Technologies Associés aux Réacteurs nucléaires (STAR),  Audrey a complété sa formation par le Master de physique des particules à l'Université Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand. Elle a récemment obtenu son doctorat conduit au laboratoire SUBATECH sous la direction de Gines Martinez-Garcia. Sa thèse porte sur l'expérience ALICE (A Large Ion Collider Experiment), située au Centre Européen pour la Recherche Nucléaire (CERN) à Genève. Le but de l'expérience est d'étudier un nouvel état de la matière, le plasma de quarks et de gluons, qui aurait constitué l'Univers une fraction de seconde après le Big Bang. Cet état extrêmement dense et chaud (100 000 fois la température au centre du soleil) est recréé au sein des collisions d'ions lourds réalisées au Large Hadron Collider.

Durant sa thèse, elle a travaillé sur la mesure de l'écoulement elliptique de la particule J/𝞇 au sein du plasma et a participé à la caractérisation de nouveaux capteurs pour l'amélioration des détecteurs. Ses recherches visent à améliorer notre compréhension de la matière, notamment dans des conditions extrêmes de température et de pression. Elle rejoindra le relativistic heavy ion group de l'University de Yale en novembre pour travailler sur l'analyse des données de l'expérience STAR au Relativistic Heavy Ion Collider à BNL (Brookhaven National Laboratory) et sur le développement de nouveaux détecteurs.
 

Publié le 09.10.2018

par Pierre-Hervé VAILLANT

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