Stéphanie TILLEMENT

Poste

Enseignant chercheur

Localisation

Nantes

Contact information:

Tél.

02-51-85-85-55

Secrétariat

S. Guinoiseau
Tel.: 02 51 85 85 42

Courrier

IMT Atlantique, Campus de Nantes
La Chantrerie, 4 rue Alfred Kastler - BP 20722
44307 Nantes Cedex 3
Biographie

Stéphanie Tillement est sociologue au sein du département Sciences Sociales et de Gestion de l'IMT Atlantique, et chercheure au laboratoire LEMNA depuis septembre 2011. Diplômée de l’Ecole de Génie Industriel de l’INPG (Institut National Polytechnique de Grenoble), elle a obtenu en 2011 un doctorat en sociologie industrielle au sein du laboratoire PACTE de l'Université de Grenoble. Sa thèse, réalisée  en partenariat avec la RATP et la FonCSI portait sur la construction de la sécurité industrielle dans des projets de modernisation d'installations ferroviaires, analysée au travers des dynamiques intra- et inter-groupes professionnels.

Depuis lors, elle a poursuivi son travail de recherche sur la gouvernance des risques industriels, en veillant à accorder une place centrale au travail de terrain.

Ses thématiques clés de recherche se centrent sur la construction collective de la sûreté / sécurité dans des organisations du travail distribuées et temporaires (organisations projet, chantier, activités externalisées), la fiabilité et résilience organisationnelles, avec une approche sociologique pragmatiste et interactionniste, portant une attention particulière aux dimensions professionnelles et socio-matérielles (le rôle des outils et objets) et aux dynamiques temporelles de long-terme. Ses projets de recherche l'ont  amené à s'intéresser de plus en plus aux "mondes" du nucléaire et à ses activités (maintenance, conception, démantèlement...), ainsi qu'aux processus de décision et d'innovation relatifs aux filières nucléaires du futur et à leur place dans le futur mix énergétique.

Elle est membre de la Chaire RESOH depuis son lancement en 2012, au sein de laquelle elle coordonne l'axe "Gestion de projets complexes". Elle a coordonné entre 2013 et 2019 le projet ANR / Investissements d'Avenir AGORAS (Amélioration de la Gouvernance des Organisations et des Réseaux d'Acteurs pour la Sûreté), financé dans le cadre du programme "Recherche en Sûreté Nucléaire et Radioprotection" lancé par le PIA à la suite de l'accident de Fukushima.

 

  • Chaire RESOH (2012 - )

Stéphanie Tillement participe activement à la chaire RESOH depuis 2012 à travers le pilotage de la thématique de recherche relative à la gestion de projets complexes dans un contexte de co- et sous-traitance. Elle étudie plus particulièrement des projets de maintenance au sein d'une usine nucléaire, et un projet de construction (le futur SNLE).

Elle vise à mieux comprendre comment se construit une performance industrielle sûre au sein de ces projets, et le rôle des objets dans cette construction. Elle analyse notamment le rôle de l'objet planning, et de l'activité de planification, pour mieux comprendre les conditions organisationnelles et professionnelles permettant de faire face aux défis des projets complexes et à risques: la singularité des situations de travail, et leur distribution.

  • Projet ANR AGORAS (www.projetagoras.fr) (2014-2019)

Elle a coordonné le projet ANR AGORAS (Amélioration de la Gouvernance des Organisations et des Réseaux d'Acteurs pour la Sûreté nucléaire), qui repose sur un consortium rassemblant l'IMT Atlantique, le CGS (Ecole des Mines de Paris), le CSO (Sciences Po Paris), l'IRSN, et AREVA. Dans un contexte Post-Fukushima, il vise à interroger le lien entre les relations inter-organisationnelles et la sûreté. Il s'intéresse à la manière dont se construisent et évoluent les équilibres institutionnels impliquant les exploitants, leurs sous-traitants et partenaire mais également les autorités de sûreté et les instituts publics d’expertise, dans un contexte post Fukushima où la société civile tend à jouer un rôle croissant.

Il s'organise autour de deux volets (comprenant chacun 3 actions de recherche) : (1) l’analyse et l’amélioration de l’intégration de la sûreté dans les processus inter-organisationnels de conception des réacteurs et des sites nucléaires ; (2) l’analyse et l’amélioration des relations inter-organisationnelles lors des situations de gestion de crise et post-accidentelle.

Elle pilote l'action 3 portant sur la prise en compte de la sûreté dans les processus de conception des réacteurs du futur (au prisme du cas du réacteur ASTRID).

  • Projet PrISE (2016-2017)

Elle a coordonné le projet PrISE (Projet de recherche Interdisciplinaire sur les Scénarios Electronucléaires), rassemblant des chercheurs en sociologie, gestion et physique de l'IMT Atlantique, Université de Nantes, IPNO et LPSC.

A travers une approche multi-disciplinaire, ce projet vise à mieux comprendre le rôle des scénarios (et en particulier les scénarios électronucléaires) dans les décisions scientifiques, technologiques et politiques relatives au nucléaire du futur. Pour ce faire, il s'appuie sur une méthodologie originale basée sur l'organisation de focus-groups visant à produire des connaissances à travers la mise en dialogue de représentants des mondes politiques, industriels et académiques, tous  impliqués (plus ou moins directement) dans la scénarisation et / ou les décisions relatives au nucléaire du futur.

  • Co-encadrement de la thèse de Nicolas Dechy, débutée en Janvier 2018, « Des leçons à apprendre des accidents à l’usage d’une nouvelle connaissance et culture des accidents », financement IRSN (salarié)
  • Co-encadrement de la thèse d’Anne Russel, débutée en Octobre 2017, « Les conditions de la performance des grands projets industriels : une articulation entre communautés de métier, management et organisation », Chaire RESOH
  • Co-encadrement de la thèse d’Ayoub Mohamed Laouni, « Aux frontières de la crise : quelle préparation des acteurs de la société civile à la gestion post-accidentelle ? », ANR AGORAS, thèse soutenue le 3 Juin 2019
  • Co-encadrement de la thèse de Jérémy Eydieux, « Gouverner par le doute - Une approche pragmatiste de la gouvernance des risques », thèse soutenue le 13 Septembre 2017, Chaire RESOH

Stéphanie Tillement dispense des enseignements aux élèves-ingénieurs (1ère, 2ème et 3ème année) et au sein du master NE (master international Erasmus Mundus "Nuclear Engineering"), en français et en anglais.

Elle dispense des enseignements fondamentaux (Sociologie du travail, Organisation Studies....), mais aussi appliqués. En lien avec ses activités de recherche, elle propose notamment des modules sur les Facteurs Humains et Organisationnels de la Sûreté (en français et en anglais), la gestion des projets complexes et co-pilote l’inter-semestre Nucléaire et Société avec des enseignants-chercheurs du laboratoire Subatech.

Pour rendre plus interactifs les modules consacrés à la sécurité, elle a développé avec des étudiants de l'IMT Atlantique et une conseillère pédagogique un 'dispositif de mise en situation' baptisé Sprintfield, basé sur un cas réel et mettant les étudiants en situation de devoir gérer une crise au sein d'une salle de commande d'une centrale nucléaire.

Elle est responsable de plusieurs Unités d'Enseignement (en filière ingénieur et dans les masters internationaux) dans les domaines suivants:

  • Analyse socio-organisationnelle de la sûreté / sécurité (FOHS)
  • Les projets complexes
  • Organisation Studies
  • Foundations in Management
  • Energy mix and energy transition

1. Direction d’ouvrages

  • Hayes J. & Tillement S., coord., Contracting for safety: Occupant and user safety in complex engineering systems, Springer International Publishing (à paraître, 2021)
  • Brétésché S., Tillement S., Geffroy B., Journé B., coord., Enquêter dans le nucléaire, Rennes, PUR (à paraître).
  • Bringaud V., Journé B., Mbaye S., Saliou G., et Tillement S., coord., Le Retour d’Expérience dans les organisations à risques. Entre action managériale et dynamique de métier, Presses des Mines, 2016

2. Articles dans des revues à comité de lecture

  • Tillement S. & Garcias F., « ASTRID, back to the future: Bridging Scales in the Development of Nuclear Infrastructures », Nuclear Technology, © 2021 American Nuclear Society, DOI: https://doi.org/10.1080/00295450.2020.1868892 (à paraître).
  • Liang, J., Ernoult, M., Doligez, X., David, S., Bouneau, S., Thiollière, N., ... & Tillement, S. Assessment of strategy robustness under disruption of objective in dynamic fuel cycle studies. Annals of Nuclear Energy, 154, p. 108-131, 2021.
  • Tillement S. & Leuridan G., « Produire au défi de l’externalisation : normaliser l’activité pour réconcilier temps continu et temps discret », Temporalités, Revue de Sciences Humaines et Sociales, 31-32, 2020.
  • Tillement S., « La sécurité au défi des transformations du travail. Leçons de REX élargis dans l’industrie ferroviaire », Education Permanente, n° 224, 2020-3.
  • Tillement S., Garcias F., Minguet G., & Charue-Duboc F., « Disentangling Exploitation and Exploration in Hybrid Projects: The Case of a New Nuclear Reactor Development. », Project Management Journal, 50(5), p. 538-553, 2019.
  • Tillement S. & Hayes J., « Maintenance schedules as boundary objects for improved organizational reliability », Cognition, Technology & Work, 21, p. 497-515, 2019.
  • Eydieux, J., Tillement S. & Journé, B., « Discuter la sûreté et sa démonstration: négocier ce qui fait preuve. » Négociations, (2), 37-52, 2018.
  • Eydieux J., Journé B., & Tillement S., « High-reliability organization seen through interstitial activities ». Gérer et Comprendre English Language Online Edition, pp.1-11, 2017.
  • Tillement S. & Gentil S., 2016. « Entre arrangements et empêchements dans le nucléaire: une analyse par l’activité de la coordination au travail », Sociologie et sociétés, 48, 1, p. 117-142, 2016.
  • Eydieux J., Journé B., & Tillement S., « La fiabilité organisationnelle au prisme des activités interstitielles », Annales des Mines-Gerer et comprendre, n°4, pp. 15-27, 2016, FFE.
  • Mbaye S., Tillement S., Saliou G., Bringaud V., & Journé B., « Pratiques de retour d'expérience (REX) pour un apprentissage organisationnel », Techniques de l’Ingénieur, 2014.
  • Tillement S., C. Cholez & T. Reverdy, « Assessing organizational resilience: an interactionist approach. », M@n@gement, 12(4), p. 230-265, 2009.

3. Chapitres d’ouvrage collectifs

  • Tillement S. & Leuridan G., « Contracting and safety: lessons from observing an outsourcing process “in the making” », in Hayes J. & Tillement S., coord., Contracting for safety: Occupant and user safety in complex engineering systems, Springer International Publishing (à paraître, 2021)
  • Russel A. & Tillement S., « How outsourcing impacts safety processes: the case of nuclear waste storage », in Hayes J. & Tillement S., coord., Contracting for safety: Occupant and user safety in complex engineering systems, Springer International Publishing (à paraître, 2021)
  • Journé B., Tillement S., Ayoub R.,  Eydieux J. et Guyard S., « Enquêter dans les mondes du nucléaire, entre proximité et distance : dispositif de recherche et espace de discussion », in Brétésché S., Tillement S., Geffroy B., Journé B., coord., Enquêter dans le nucléaire, Rennes, PUR (à paraître).
  • Gentil S., Tillement S. et Faye H., « Performance industrielle sûre et organisations par projets : Deux études ethnographiques au prisme du planning dans le nucléaire », in Brétésché S., Tillement S., Geffroy B., Journé B., coord., Enquêter dans le nucléaire, Rennes, PUR (à paraître).
  • Russel A., Tillement S. et Journé B., « Building resilience in temporary organizations: Lessons from a shipyard », in R. Pinheiro, M. L. Frigotto et M. Young, Towards Resilient Organizations and Societies: a Cross-Sectorial and Multi-Disciplinary Perspective, Palgrave Macmillan, (à paraître 2020).
  •  Journé B. & Tillement S., « La construction d’une performance industrielle sûre : le cas du nucléaire », in Meyssonier F. et F. Rowe (dir.), Organisation, Information, Performance : les processus opérationnels au cœur de la gestion des entreprises, PUR, 2016, p. 175-185.
  • Tillement S., B. Journé, N. Thiolliere et B. Mouginot. « Les échelles de temps des scénarios électronucléaires », in Brétésché S., B. Grambow (dir.), Le nucléaire au prisme du temps, Presses des Mines, 2014, p. 53-72.